Pourquoi vous exploiterez à nouveau le QR code pour vos actions marketing

Présentée lors de la conférence WWDC 2017, Apple ravive l’intérêt pour les QR codes avec leur reconnaissance native dans iOS 11

Si les QR codes n’ont plus la côte depuis quelques années pour diverses raisons, notamment l’avènement de technologies sans contact par exemple, Apple entend malgré tout leur redonner un second souffle en ajoutant le support natif depuis l’application Appareil photo.

La prochaine mise à jour iOS 11 qui débarquera à l’automne prochain, offrira l’opportunité de ne plus passer par l’installation d’une application tierce pour scanner les codes 2D. D’aucuns diront que l’existence même des QR codes (« Quick Response code ») n’avait jamais été remise en cause : ils sont une alternative efficace à l’action manuelle de saisir des adresses URL, ou de récupérer une fiche contact.

Toutefois, le QR code a longtemps été décrié par son manque d’accessibilité, la faute notamment aux systèmes d’exploitation mobile dont iOS (car c’était déjà le cas sur certains environnement Android) qui ne les géraient pas nativement et qui nécessitaient alors une application tierce. Ou encore à la mauvaise intégration dans les parcours clients comme une capture dans le métro parisien qui n’offre pas de connexion suffisante pour réaliser l’action… Sans commentaire.

La seule façon pour que les QR codes soient exploités de manière massive et utile est qu’il ne subsiste plus aucune barrière à l’usage. Les utilisateurs ont besoin de pouvoir découvrir une expérience enrichie par leur propre moyen et sans contrainte ou frein à l’usage.

Comment va fonctionner la reconnaissance automatique des QR codes par iOS 11

Lorsque vous souhaiterez scanner un QR code, il vous suffira de lancer l’application « Appareil photo » et simplement de viser le code QR. La lecture et la reconnaissance seront alors instantanées. En d’autres termes, il ne sera donc pas nécessaire de prendre une photo pour lancer l’action souhaitée !

Principe de fonctionnement avec les actions suggérées

Lorsqu’un QR code est détecté, une notification s’affiche vous indiquant le call-to-action correspondant au contenu proposé : un lien (URL) ouvrira une page dans le navigateur mobile Safari , une connexion au WiFi, ou encore, l’ajout d’un contact directement au carnet d’adresses de votre mobile.

iOS 11 : connexion automatique au WiFi via QR code
iOS 11 : connexion automatique au WiFi via QR code depuis un routeur

Par défaut, la fonctionnalité de reconnaissance automatique sera activée mais il sera possible de la désactiver dans les réglages de l’appareil photo depuis le menu dédié.

Bonnes pratiques et exemples d’usages ou applications concrètes des QR codes

Que cela soit pour un lieu public, un magasin, un restaurant ou encore votre entreprise pour faciliter la vie de vos collaborateurs, découvrez ces suggestions de bonnes pratiques du code 2D ou « le code QR pour les nuls ».

  • Partage des coordonnées du lieu : dites « au revoir » cartes de visite – égarées – qui s’enregistreront désormais directement dans le carnet d’adresse,
  • Connexion direct au WiFi gratuit et sécurisé : vous n’aurez plus besoin de disposer d’un wifi ouvert ou avec un mot de passe peu fiable et vous pourrez le changer régulièrement (plus facilement),
  • Abonnement à la newsletter via un lien dédié
  • Permettre le click-to-call pour simplifier l’appel sur Google Maps par exemple
  • Partager directement via les médias sociaux (Facebook, Twitter etc.) à l’instar d’un bouton d’action
Attention : dans tous les cas, veillez à ce que le contenu soit adapté au contexte de consommation soit au format mobile dans le cas présent ou des formats courts (situation de mobilité).

Le scan pouvant être disponible depuis l’écran déverrouillé logiquement (l’appareil photo est disponible via un glissement sans accès au code ou TouchID), il reste à voir quelles pourront être certains usages vis à vis de la sécurité (iPhone verrouillé).

En Asie, les mobinautes  exploitent quotidiennement les QR codes pour n’importe quelle tâche.

Exemple en Chine où les usages du QR code sont en croissance continue depuis plusieurs années notamment pour la commande de nourriture ou pour réaliser des paiements : vous l’avez compris, il semble qu’Apple n’avait d’autre choix que celui de proposer une expérience fluide avec une prise en charge simple d’un standard qui va renaître voire accélérer grâce à cette nouvelle fonctionnalité native.

L’approche du QR code n’était pas vraiment tout à fait morte : le code 2D classique, oui.

De nombreuses applications utilisent les codes QR ou équivalent : SnapChat ou Facebook plus récemment ont d’ores et déjà développé leur propre code pour permettre d’ajouter des amis ou dans une autre mesure Lydia, Lyf Pay (ex Fivory) permettent de payer ou d’échanger de l’argent par ce biais. Toutefois la gestion par iOS des codes propriétaires de Facebook Messenger ne devrait pas être possible.

L’intégration d’un lecteur dans l’appareil photo d’iOS (par la mise à jour iOS 11) va considérablement faciliter l’usage des QR Codes à l’instar d’applications comme WeChat en Chine, où ils sont très utilisés. Ainsi, si le QR code fait son grand retour pour simplifier les parcours client, les éditeurs, les marques ou annonceurs devront garantir des parcours clients fluides avec des contenus associés véritablement utiles et percutants sinon quoi, l’expérience restera partielle voire exsangue avec un engagement client limité.

Pour aller plus loin

Comment Shazam veut vous connecter aux marques

Après la musique, Shazam reconnait désormais les images… et les QR codes !

Dans une récente mise à jour de son application — passée presque inaperçue, Shazam permet désormais de scanner des QR Codes mais surtout d’identifier des images promotionnelles grâce à une technologie de reconnaissance visuelle.
Shazam et la reconnaissance visuelle : La dernière affiche du film Tomorrowland est shazamable.
Shazam et la reconnaissance visuelle : la dernière affiche du film Tomorrowland est shazamable.

Continuer la lecture de « Comment Shazam veut vous connecter aux marques »

4 applications qui révolutionneront votre consommation d’actualité

Si l’un de vos premiers réflexes de la journée est de consulter l’actualité sur votre téléphone intelligent, il se pourrait bien que cet article vous intéresse.

40% des utilisateurs de smartphone utilisent une application d’actualité selon une étude Harris Interactive parue en 2014

Pour les plus « geeks » d’entre-nous, la période Google reader a été le développement et l’explosion des blogs et autres sources d’informations. On y effectuait sa propre sélection de blogs et autres webzines en amont pour aboutir à une source d’informations continuelles alimentées automatiquement grâce aux flux RSS.

Continuer la lecture de « 4 applications qui révolutionneront votre consommation d’actualité »

Une startup vous rémunère pour accéder à votre boîte de réception personnelle

Et si vous vous faisiez rétribuer pour recevoir des e-mails de contacts inopinés ? Ou comment « gagner de l’argent » en lisant vos e-mails ou presque : un moyen de paiement résolument disruptif et cela semble très sérieux pour réduire les e-mails indésirables.

Parti du constat que quantité de nos e-mails sont impersonnels ou non sollicités par leur destinataire, une startup hollandaise, wrte.io, souhaite réduire la multitude d’emails que vous recevez. Comment ? En facturant les expéditeurs afin d’en réduire les nuisances à l’image d’une taxe ou d’une barrière à péage.

Wrte.io : Vous déterminez le montant à débourser pour vous transmettre un message
Wrte.io : Vous déterminez le montant à débourser pour vous transmettre un message

 

Gagner de l’argent pour recevoir ses e-mails : comment cela fonctionne ?

En créant votre propre adresse-email du type vous@wrte.io, vous n’aurez plus qu’à utiliser cette dernière en tant qu’adresse e-mail publique. Le service vous transfère directement sur votre boîte de réception personnelle uniquement les e-mails qui auront débourser le montant que vous avez défini en bitcoin. La finalité du paiement — qui peut s’avérer symbolique — est doublement intéressante puisqu’elle permet de vérifier à la fois l’existence d’un humain derrière la machine mais aussi d’affirmer les motivations de l’expéditeur.

Une facture émise pour paiement en bitcoin
Une facture émise pour paiement en bitcoin

Bientôt une beta pour tester le service

Si l’usage au premier abord en tant qu’outil de filtrage anti-spam semble pertinent, il n’en démord pas moins inintéressant pour certaines activités professionnelles afin de rétribuer la lecture des e-mails. De la même façon, on pourrait imaginer un service client VIP ou premium par e-mail qui demande une participation (vous vous rappelez les hotlines ?)

Pour l’instant, le service n’est pas encore disponible mais seul l’enregistrement de votre e-mail est validé afin de vous prévenir de la future phase de beta testing d’après les fondateurs. La startup se targue d’une baseline « moins d’email avec plus de valeur ». On les croit volontiers et si vous n’avez pas de portefeuille Bitcoin, c’est l’occasion rêvée : l’histoire ne dit pas en revanche quelle sera la commission appliquée sur les transactions…

Pourquoi les AdBlockers sont-ils salutaires pour les acteurs de la publicité digitale ?

AdBlockEn 2014, le téléchargement de bloqueurs de publicités a explosé de 70%, d’après une étude PageFair et Adobe. Les Français sont les troisièmes plus gros téléchargeurs de ces outils. Pour mémoire, grâce aux bloqueurs de publicités, les publicités dites « numériques » ne sont plus visibles pour les visiteurs de ces sites, où leurs emplacements sont nettoyés et donc exempts de toutes bannières et autres formats publicitaires.

Selon Eyeo (la startup à l’origine de l’outil), son logiciel a été téléchargé plus de 300 millions de fois à travers le monde et représenterait plus de 50 millions d’utilisateurs actifs par mois.

15 à 20% des internautes français bloquent les publicités en ligne

AdBlock Plus bloque les publicités dans votre navigateur
AdBlock Plus bloque les publicités dans votre navigateur

Si ce chiffre avancé par le groupement des éditeurs de contenus et services en ligne peut vous paraître farfelu, il n’en reste pas moins que selon différentes estimations, entre 5 et 6% des publicités sur les sites web sont filtrées par des adblockers. Parmi ces « bloqueurs », on dénombre AdBlock ou son évolution, AdBlock Plus, ou encore le plus complet Ghostery; ce dernier vous rend totalement anonyme en bloquant tous les scripts y compris les outils statistiques (plus de 1 900 mouchards et 2 300 profils de suivi selon leurs dires). D’après Clubic Pro, ce taux pourrait monter jusqu’à 40% pour certains sites consacrés aux jeux vidéos ou plus largement les éditeurs de high-tech, dont la population est plus avertie sur le sujet.

Une problématique majeure se présente pour les éditeurs et leurs annonceurs : les annonceurs déboursent des montants pour une prestation qui ne correspond plus à leur investissement en matière de taux de visibilité réelle (cf. Comment optimiser vos campagnes digitales display ?). En réalité, les éditeurs sont confrontés à une contrainte double : l’insatisfaction des annonceurs pour des opérations digitales qui ne permettent plus de réaliser leurs objectifs business ou média et ne parlons même pas de ROI… Mais c’est un autre sujet, le débat n’est pas là. Nous n’allons pas rentrer dans une question éthique et financière sur la publicité mais plutôt évoquer l’expérience créative du client ou UX afin de remonter à la source de la problématique publicitaire.

Dans ce contexte, que reste-t-il aux marques et aux éditeurs ? Rien n’est perdu, bien au contraire. L’enjeu est de mieux adresser au client la publicité avec plus d’intelligence, plus de précision : quantitatif ≠ qualitatif. Et si on faisait vraiment de la publicité intelligente ?

De l’optimisation de l’expérience publicitaire pour maximiser le retour sur investissement

Comme indiqué sur son site, « Adblock Plus bloquera toujours les publicités intrusives et dérangeantes ». Reste à savoir quelles sont les publicités considérées comme objectivement intrusives ou encore dérangeantes. Les détracteurs de ces bloqueurs démontent fermement cet argument et s’activent pour trouver des parades technologiques à ces extensions de navigateur particulièrement efficaces puisqu’elles agissent sur le comportement même du navigateur, à la source.

L’objection des visiteurs aux publicités digitales résident dans leur incapacité à s’adresser ou cibler les bon consommateurs; dès lors ces publicités sont essentiellement considérées comme intrusives. Dans une étude Ifop/Adyoulike (septembre 2013), 64% des Français évaluaient la publicité en ligne comme une « mauvaise chose »  la qualifiant d’omniprésente et pas toujours adaptée à leur profil. La composante principale d’une campagne de publicité digitale réussie seraient a contrario une information intéressante (74%) ou encore un contenu de qualité (73%).

La publicité native, une solution hybride de contenu sponsorisé : une première opportunité pour faire face aux bloqueurs de publicité

Le native advertising ou la publicité native en français est à la mode. Le concept n’est pas tout à fait nouveau, le contenu éditorial sponsorisé n’est pas une méthode originale en soi puisqu’il tire son origine dans la presse traditionnelle. Mais pour quelles raisons alors cette publicité intégrée aux sites producteurs de contenu émerge ?

Ces nouvelles logiques de publicité natives émergent pour répondre aux attentes des marques mais aussi des internautes, mais elles ne sont pas toujours suffisantes. En effet, le New York Times avait été l’un des premiers médias traditionnels a tester la publicité native. D’autres ont suivi et ont créé leur propre modèle de revenus sur cette approche, l’exemple le plus connu est BuzzFeed. Les frontières entre publicité, contenu sponsorisé ou communiqué de presse sur le sujet ne sont pas encore tout à fait claire.

Certains sites producteurs de contenu ont compris que leur modèle historique basé sur la publicité avait fait son temps — et que les annonceurs étaient de plus en plus enclins à complexifier leur approche de la publicité, au-delà de la méthode push historique. En outre, les éditeurs ont compris que la logique Freemium n’était pas toujours rentable pour leurs structures : un site Web dont la consultation est gratuite mais financé par la publicité, avec en addition une offre payante dite « plus qualitative » ne permet pas toujours d’équilibrer les comptes, surtout quand cette publicité est bloquée. La grande majorité des revenus des éditeurs restent donc cantonnés à un modèle publicitaire adossé de plus en plus à des plateformes d’achats programmatiques qui favorisent la dégradation du modèle publicitaire dans un premier temps.

La créativité est désormais au cœur de l’enjeu publicitaire digital et cela passera nécessairement par le contenu. Si la publicité traditionnelle est perçue comme intrusive, c’est avant tout car elle perturbe le parcours de navigation et ne s’inscrit pas dans une logique d’enrichissement de l’expérience client — contrairement à la publicité native. En cela, la publicité native apporte des réponses créatives en tentant de répondre aux problématiques de l’internaute par le contenu.

L’autre enjeu de la publicité sur Internet : sa valorisation

Face aux AdBlocks, la visibilité est remise en cause tout comme le taux de clic

La recherche de la performance publicitaire ne se mesure plus uniquement au clic — car tous les visiteurs ne cliquent pas sur les publicités qui les influencent — et il est dès lors difficile pour ces éditeurs de démontrer leur impact quant aux publicités qu’ils diffusent, avec les données dont ils disposent.

Si il semble évident de mesurer l’impact d’une publicité sur un E-commerce alimentaire (les ventes incrémentales étant un indicateur clé de performance) ou encore sur des actions Marketing mesurées aux « leads », il n’en reste pas moins compliqué de mesurer l’impact d’une simple campagne publicitaire sur un site média au delà du simple taux de clic pour assurer la génération de trafic. Associé au développement de contenu de marque, de nouveaux indicateurs émergent comme le temps d’attention des visiteurs : « mon article sponsorisé a généré un temps de lecture de 5 minutes » par exemple.

Ailleurs, pendant ce temps-là : une étude sur le coût d’un Internet sans publicités

Coïncidence calendaire, une étude produite par la plateforme de vidéos publicitaires ebuzzing, relayée par le journal Le Monde exposait il y a quelques semaines le coût d’un Internet sans publicités. À titre de comparaison, vivre un an d’Internet sans publicité « coûterait le prix d’une belle paire de chaussures, d’une console de jeux ou d’un AR Paris-Marseille en période d’affluence, soit 140 livres (170 euros) ». Au-delà du fantasme de l’indépendance journalistique de n’être influencé ni par les actionnaires, ni par les annonceurs, la réelle question du coût d’Internet se pose face à la dégradation du modèle publicitaire et des usages des utilisateurs.

Nonobstant, les Français ne seraient pas prêts à payer pour un Internet sans publicité. 78% des Français se disent gênés par la publicité en ligne, mais seulement 13% accepteraient de payer le prix pour y échapper (sondage réalisé par Opinion Way pour le groupe de marketing mobile Mozoo, publié mercredi 3 décembre 2014). Si cette étude vous parait intéressante, vous pouvez la découvrir ici : Combien coûterait Internet sans publicité ?

Ailleurs

Dessin / Illustration sur la publicité