À la découverte de la Microsoft Surface Pro (2017)

Utilisateur de macOS depuis 10 ans, mon retour d’expérience après plus d’un mois d’utilisation professionnelle de la Microsoft Surface Pro (2017)

Utilisateur de macOS depuis 10 ans, mon avis et retour d’expérience après plus d’un mois d’utilisation professionnelle de la Microsoft Surface Pro (2017) : déballage et décryptage de l’usage de cette ordinateur 2-en-1 conçu par Microsoft.
La Surface Pro est un outil hybride performant avec lequel on se doit d’intégrer de nouveaux usages pour en tirer le maximum et ainsi maximiser les bénéfices.

Déballage : le paradoxe de l’ordinateur 2-en-1 livré sans clavier physique

Adepte de la firme à la pomme depuis plus de 10 ans, nous connaissons tous la réputation d’Apple en matière de mesquinerie lorsque vient le temps du déballage d’un nouvel iPad ou d’un nouveau Mac avec les accessoires associés : ils sont réduits au strict essentiel et pas vraiment très adaptés.

Le packaging Surface Pro est minimaliste

Microsoft ne fait guère mieux : un chargeur et puis c’est tout. Le stylet Surface historiquement inclus dans les précédentes versions est devenu un accessoire payant. A noter toutefois que le chargeur de la Surface intègre un port USB (uniquement en guise d’alimentation).

En outre, positionnant pourtant la Surface Pro comme une ordinateur 2-en-1 soit un ordinateur-tablette ou tablette hybride PC, vous devrez débourser sans plus attendre entre 100€ et 179,99€ pour doter votre Surface Pro d’une véritable ergonomie d’ordinateur portable digne de ce nom, en faisant l’acquisition d’un clavier Type Cover.  En effet, les anciens modèles Type Cover sont toujours compatibles et Microsoft propose également de nouveaux claviers Signature Type Cover (disponible en bordeaux, bleu cobalt, turquoise et platine à partir de 179,9€). Toutefois, un tarif spécial de 161,99€  existe pour les étudiants, les parents et les enseignants éligibles.

Cet accessoire Type Cover est tout bonnement indispensable à double titre : votre productivité s’en trouvera grandement affectée sans ce clavier et – point majeur – il a une utilité en tant que rabat, véritable protection de l’écran mais il facilite également la mise en veille en situation en mobilité en fonction de vos paramètres d’alimentation.

Dès lors, on ne comprend pas vraiment pourquoi – au-delà des arguments financiers -, Microsoft ne l’intègrerait pas de facto dans une configuration minimale pour certaines de ces machines à vocation professionnelle.

Design de la Surface Pro : un produit au design irréprochable

L’ordinateur 2-en-1 de Microsoft jouit d’un très bon niveau de finition face à la concurrence de la firme de Cuppertino et l’irrégularité des constructeurs PC, pas de surprise de ce côté donc. Cette 5ème itération en est l’aboutissement : le boitier de la machine en magnésium est de bonne facture et on prend goût à manipuler l’appareil avec sa béquille arrière (Kickstand). Un sentiment général de solidité se fait ressentir sur cette fonctionnalité qui permet d’agrémenter la position de travail avec un angle plus favorable (jusqu’à 165°) en fonction son usage.

Ergonomie de la Surface Pro

Usage en situation de mobilité d’un ordinateur 2-en-1

L’adaptabilité de la Surface Pro constitue son plus bel atout

Le caractère hybride de la Surface est un atout indéniable : vous pouvez basculer en quelques secondes d’un ordinateur à un outil de prise de note ou retouche via des dessins. Par exemple, vous pouvez proposer des retours à votre graphiste préféré en partant d’une maquette graphique et en indiquant à l’aide du stylet les éléments à retoucher, les repositionner à l’aide de flèche et mixer ces éléments avec du texte additionnel. En quelques instants, vous transmettez vos retours et vous jouissez d’une productivité potentiellement améliorée grâce à la combinaison des fonctionnalités tactiles.

Puis, lorsque vous avez besoin de saisir du texte pour votre compte-rendu de réunion, vous basculez à nouveau en mode saisie grâce au confortable clavier (rétroéclairé) avec une réactivité agréable des touches. La partie inférieure de l’écran de la Surface Pro étant aimantée, vous pouvez saisir à plat ou sur un clavier légèrement incliné vers le haut selon vos préférences.

Microsoft Surface Pro (2017) Type Cover inclinée vers le haut
Microsoft Surface Pro (2017) Type Cover inclinée vers le haut

Enfin, l’application gratuite de Microsoft OneNote vous permet par exemple d’écrire avec votre stylet puis de transformer vos écrits ou vos formes en numérique : le taux de réussite n’est pas à 100% mais cela peut s’avérer très pratique.

Mais également son plus gros défaut dans certains cas

Néanmoins, la Surface Pro peut s’avérer compliquée à utiliser correctement en situation de mobilité extrême. En effet, il est très difficile voir quasiment impossible de manier avec aisance le clavier et le pavé tactile lorsque votre surface de travail n’est pas suffisamment rigide ou plane, autrement dit, lorsque vous travaillez avec votre tablette sur vos genoux (ce qui m’est arrivé dans un train).

En sus, comme je l’évoquais plus en amont, la fixation magnétique du clavier Type Cover rend parfois la gestion hasardeuse lorsque vous manipulez l’appareil.

Système d’exploitation : Windows 10 pro est presque parfait

Windows 10 est l’aboutissement des années de recherches – et de tergiversations – de Microsoft concernant sa stratégie unifiée et convergente pour son système d’exploitation (qui se souvient encore de Windows Mobile ?). La récente mise à jour « Windows 10 Fall Creators Update » vient renforcer cette complémentarité ordinateur-tablette avec une interface dédiée à l’usage du stylet et des fonctionnalités de dessin, Windows Ink. Par exemple, à partir d’une simple pression sur le bouton principal du stylet, vous pouvez créer une capture d’écran et la retoucher ou encore ajouter une note à l’instar d’un Post-It.

D’autre part, l’intégration d’un mode tablette automatique est également bien réalisée. Lorsque vous déconnectez le clavier, Windows 10 peut s’adapter automatiquement pour simplifier l’accès aux applications et minimiser l’interface générale : c’est une démarche intéressante qui vient renforcer le caractère hybride de la machine.

Pour autant, après avoir utilisé ce Windows 10 pendant plus d’un mois après une expérience macOS de 2007 à 2017, on ne peut que s’interroger sur la relative complexité inutile de certaines interfaces de configuration (des menus différents pour gérer les paramètres de connexion ou de mise en veille) et de façon plus légère, du manque de cohérence graphiques (pictogrammes ou interfaces datant de Windows XP pour certaines fonctionnalités); mais ce constat est davantage lié à l’environnement Windows 10 en lui-même qu’à la Surface Pro en elle-même.

Focus sur certaines spécifications techniques

La Surface Pro (2017) est disponible en plusieurs versions avec des variantes sur les options disponibles en fonction de votre besoin. Microsoft a justement prévu un guide d’achat (ou d’aide à la décision) pour déterminer quelle serait la meilleure machine avec la configuration propre à votre usage (incluant toute la gamme Surface dont Surface Laptop).

écran : un Affichage en haute-résolution

L’écran PixelSense™ de 12,3 pouces offre une résolution de 267 ppp, une fonction tactile 10 points et un format d’image 3:2. L’écran est agréable mais la résolution nécessite un relatif temps d’adaptation en fonction des applications pour jongler entre les différents niveaux de zoom dû à une résolution élevée (2736 par 1824 pixels). Parfois, certaines applications gèrent mal cette résolution ce qui rend difficile l’usage.

Stockage

La Surface Pro est disponible avec un SSD de 128 Go, 256 Go, 512 Go ou 1 To mais le stockage de 128 Go n’est clairement pas recommandé au regard de l’espace de disque restant à l’initialisation (plus de 10% sur le modèle 256 Go). Il est toutefois possible de gérer un stockage d’appoint à partir du port microSDXC ou USB 3.0 mais cette possibilité pourra s’avérer moins pratique à l’usage.

Autonomie

Microsoft annonce jusqu’à 13,5 heures d’autonomie en lecture vidéo.Selon les usages, l’autonomie se rapproche plutôt d’une performance autour de 6 à 8h en fonction de l’intensité de votre utilisation comme le niveau de la luminosité de l’écran.

connectiques

  • 1 USB 3.0 standard : pas problématique à l’usage mais il est vivement recommandé de disposer d’un Hub USB en cas de besoin.
  • prise casque 3,5 mm
  • lecteur de carte microSDXC
  • Mini DisplayPort (mais pas de Thunderbolt)
  • port Cover
  • port Surface Connect (pour l’alimentation)

Voir toutes les fonctionnalités techniques sur la fiche produit.

En conclusion

La Surface Pro (2017) est une solution performante et intéressante à bien des égards pour les professionnels nécessitant un ordinateur puissant, durable et qui sont attirés par les fonctionnalités enrichies type contrôle tactile ou l’accessibilité du contenu dans une logique de consommation média, tâche rendue plus aisée par le tactile ou le stylet.

Son statut hybride avantageux laisse quelque peu sur sa fin dans certaines situations à l’instar de l’usage en mobilité particulière comme évoqué précédemment. Elle reste malgré tout une bonne machine mais à un prix qui pourra pousser les plus avertis d’entre-nous à choisir un ordinateur plus classique.

Le match iPad Pro face à la Microsoft Surface Pro aura bien lieu

L’iPad Pro d’Apple est le produit concurrent direct de la Microsoft Surface Pro sur le papier à bien des égards : mobilité et usages potentiels.

Face à l’iPad Pro et son écosystème d’applications, Microsoft ne peut toutefois que difficilement rivaliser face à l’univers Apple, le plus riche au monde en matière d’applications et solutions tierces grâce à la créativité de sa communauté de développeurs. Toutefois, ce point est à nuancer sur le plan professionnel dans certains domaines tant au niveau de l’interopérabilité entre les applications bureautiques et des systèmes de messagerie.

Enfin, point positif pour Microsoft : la Surface Pro est techniquement plus autonome notamment grâce à sa connectique native (USB et MiniDisplay Port) et sa gestion plus intelligente du clavier, là où l’iPad Pro reste assez rudimentaire en la matière du fait d’une gestion non native des accessoires proposés par le marché sans parler des connecteurs…

Auteur : Paul-Henri Brunet

Passionnément curieux et féru d'objets connectés. @phb sur Twitter.

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