Facebook : « J’aime » et puis c’est tout.

Jusqu’à présent, vous pouviez aimer le commentaire de l’un de vos amis ou une publication sur Facebook, aimer votre artiste de musique préféré (les « Fan Page » devenues « Like »), vous pouviez aimer/recommander un article que vous aviez lu sur votre blog préféré (avec le récent « Like » en-dessous du titre d’un article). Jusque-là, je ne vous apprends rien, certes.

Facebook Like

Mais dorénavant, vous pourrez dire que vous appréciez une réponse ou un commentaire faisant suite à une publication avec un « Like ». En revanche, vous ne pourrez toujours pas dire que vous n’appréciez pas cette intervention et ça, ça craint !

Allez-vous aimer cet article ? Plus, dans la suite.

Facebook a publié un article sur son blog, « I Like Your Comment » au sujet d’une nouvelle fonctionnalité qui va apparaitre au fur et à mesure sur l’ensemble des comptes du réseau social.

Similaire au fait d’aimer un autre contenu, lorsque vous cliquez sur « Like » ou « J’aime » sur un commentaire, le commentateur reçoit une notification. Les autres utilisateurs qui voient le commentaire d’origine (adapté en fonction de vos règles de confidentialité) sont également capable de voir qui a « aimé » ce commentaire.

Concrètement, qu’est-que que cela va changer ? C’est assez simple. Avec toutes ses transformations, Facebook a envie de s’imposer en étant le réseau social humain du social sharing avec un standard : le Like. Par social sharing, j’entends le fait de partager du contenu à l’ensemble de ses contacts interconnectés. Car le partage, par définition, est ciblé (particulièrement sur Facebook en tout cas). Ici, il s’agit de votre graphe social : vos contacts, puis peut-être ceux de vos amis et ainsi de suite.

Facebook craint le « Dislike » ?

Facebook Dislike
Une idée d'illustration pour le Dislike

À mon sens, cette nouvelle fonctionnalité (le « Like » des commentaires) dénature le Like originel, introduit en 2009. Avec la possibilité d’ajout du « Like » sur des sites externes pour permettre de partager en un clic un site, Facebook a réussi une belle extension sur les sites extérieurs à son réseau. Mais cette fois-ci, je ne vois pas bien l’intérêt d’ouvrir le débat uniquement sur un seul plan. Alors d’accord, c’est peut-être se poser trop de questions concernant une fonctionnalité incrémentale mais néanmoins, il est intéressant de constater que Facebook n’a pas l’intention a priori de fournir son site d’une fonction d’expression dite négative. Pourtant, elle serait parfois bien utile et permettrait de visualiser en un instant la véracité d’une information : la force de la démocratie via la vox populi en quelque sorte.

« Le bouton « Like » menace la vie privée de vos visiteurs » : Certains utilisateurs dénoncent l’utilisation du Like. Selon eux, le bouton Like menace la vie privée des visiteurs en récupérant leur nom et prénom lorsqu’ils se connectent sur une page utilisant le bouton en question. À mon sens, cela dépend des sites que vous visitez et pour éviter les abus, je vous invite à ne pas « aimer » les pages de sites que vous trouvez spéciaux.

Une plateforme de blog déclare avoir augmenté de 50% son trafic grâce au « Like » : TypePad a récemment annoncé, par l’intermédiaire de son blog corporate (voir le billet), que l’intégration de l’outil « Like » sur les pages des blogs de la plateforme a augmenté de 200% le nombre de visites sur ces derniers (environ 2 400 bloggueurs ont utilisé l’extension). Ces chiffres sont à relativiser dans la mesure où que cela dépend évidemment du public mais aussi des sites producteurs. Certains sites vont avoir davantage de liens à partager de par le caractère qualitatif du contenu ou viral (une vidéo de Nicolas Anelka entrain de marquer un but par exemple). Car ce n’est pas parce que l’on aime un article que l’on a forcément envie de le partager. Mais je dois avouer que l’instantanéité du partage constitue vraiment une donnée intéressante.

Note : Merci à Alan pour ces deux jolies illustrations à ma demande. Retrouvez Alan sur blogofourmis.fr, avec des vraies fourmis dedans.

Auteur : Paul-Henri Brunet

Passionnément curieux et féru d'objets connectés. @phb sur Twitter.

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